Asteel : les ex-salariés engagent un avocat

Publié le par Carland

L'association des anciens salariés de l'entreprise douarneniste a décidé de faire appel à un avocat.

Pas question de se laisser abattre. Licenciés, début septembre, après la liquidation de leur entreprise, les anciens salariés d'Asteel, à Douarnenez, ont décidé de se battre. Hier soir, lors de l'assemblée extraordinaire de l'association Avenir ¯ qui regroupe une soixantaine d'entre eux ¯ ils ont décidé, à une large majorité, de faire appel à un avocat. Et pas n'importe lequel.

Me Brun, installé à Reims, est devenu, en moins de vingt ans, l'un des plus illustres défenseurs des salariés opprimés. Il est notamment parvenu à faire annuler des plans sociaux chez Moët et Chandon (250 salariés), Total (250 licenciements) ou encore Michelin (450 emplois) et à faire condamner de nombreux groupes pour violation dans la procédure de licenciements.

18 mois de procédure

C'est, d'ailleurs, à la suite d'une série de reportages qui lui étaient consacrés au journal de France 2, qu'une ex-salariée d'Asteel a décidé de le contacter. L'avocat a étudié le dossier et ses conclusions semblent accablantes pour le groupe Asteel. « Même si la société de Douarnenez était juridiquement indépendante, elle était adossée à un groupe qui avait des moyens », résume Me Brun. L'avocat a pointé plusieurs points litigieux, notamment le fait que le plan social était « insuffisant » et la recherche de reclassements dans le groupe, « inexistante ou trop tardive ».

« Je suis très confiant, conclut l'homme de loi. Le dossier Asteel est clair et transparent. Il n'y a pas à faire jurisprudence. » Juste à faire preuve d'un peu de patience. La procédure devrait durer 18 mois. Si les salariés licenciés obtiennent gain de cause, ils peuvent espérer obtenir « entre 12 et 48 mois d'indemnisation ». « Mais c'est d'abord une question de principe, explique une ex-salariée. Le groupe a de l'argent, c'est normal qu'il paye. Ce qui n'est pas normal, c'est qu'on n'ait touché que le minimum légal et que ce soit à l'État de payer. »

Nicolas EMERIAU.
Ouest-France

Publié dans Social

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