Hôpital. Le diagnostic d'un mémoire universitaire

Publié le par Carland

Le rôle de l'hôpital sur le territoire du Pays Cob, les attentes de ses usagers, l'avis des médecins. Un mémoire signé par trois étudiants éclaire d'un nouveau jour l'hôpital et ses enjeux.

Leur mémoire ne sera rendu public que jeudi, une fois qu'ils l'auront soutenu devant leur jury. Mais Kevin Charles et Mathieu Croissant, les deux Carhaisiens auteurs du mémoire avec Marion Lobre, ont accepté de nous livrer les principaux enseignements de leur travail.


Un poumon économique

591 emplois directs (équivalents plein temps) 12 indirects, et 288 emplois induits: tel est le poids économique de l'hôpital. Cela représente environ 2,6% de l'emploi sur le Pays Cob, et surtout 20% pour Carhaix. «En plus, ce sont des emplois qualifiés et diversifiés, dans un territoire où ils sont relativement peu nombreux. C'est essentiel pour la consommation. Sans ces emplois, d'autres activités ne peuvent se développer. Et l'hôpital est un atout énorme en terme d'attractivité, un moteur pour l'installation de familles ou d'entreprises», précise Kevin Charles.

Le choix de la proximité

Sur les personnes interrogées, quelque 80% avaient déjà été soignées au centre hospitalier de Carhaix. 30% n'avaient alors pas la possibilité d'aller ailleurs, faute de moyen de transport notamment. 61,5% ont choisi l'hôpital de Carhaix pour sa proximité, 10% comme un acte militant. Et 19% par recommandation de leur médecin généraliste.

Un très fort attachement de la population...

Les personnes sondées étaient invitées à noter leur attachement à l'hôpital, sur un barème de 0 à 5. La moyenne des réponses approche les 4,3. Les moins de 25 ans sont les plus sensibles au sujet (4,52 de moyenne), le plus «faible» résultat venant des 25/45 ans: 4,20. La qualité des soins est citée par 88,4% des sondés comme leur première attente, loin devant la proximité. En dehors des soins, la fonction la plus importante de l'hôpital, selon ce sondage, est d'être «un atout pour la qualité de vie».

... mais une confiance limitée

À la question «Êtes-vous prêts à y retourner?», 45% des usagers ont répondu «oui», 25% «ça dépend du service», 10% «non». 20% ont refusé de répondre à cette question. Sur les difficultés rencontrées par l'hôpital, 45% ont répondu qu'elles étaient dues à la mauvaise réputation de certains services. Et 90% estiment que de meilleurs praticiens feraient revenir les usagers.

Les médecins sceptiques

Sur les médecins sondés sur le Pays Cob, la très large majorité dit s'être installée sur ce territoire du fait de la présence de l'hôpital. Mais seulement 4,8% affirment toujours orienter leurs patients vers l'hôpital de Carhaix, 4,7% disent «la plupart du temps, oui», 5% «la plupart du temps non», et 66% «cela dépend des services».

Pour la fusion

Le terme employé n'est pas celui de la fusion,
mais il dit la même chose: «Pensez-vous que l'hôpital doit être une structure polyvalente, ou une structure relais en relation avec un autre établissement tel que le CHU?», environ 60% ont opté pour la deuxième proposition. «Dans une partie expression libre, la majorité des gens ont écrit qu'ils souhaitaient maintenant un retour au calme, la fin des polémiques. Ils estimaient qu'elles nuisent à l'image globale de Carhaix», précise Mathieu Croissant.

Publié dans Hôpital de Carhaix

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