Transports de marchandises en Europe,par la commission écologie du NPA

Publié le par Carland

Les moyens de transports doivent servir la société et les échanges entre les hommes. En cela, une politique des transports ne saurait être régie par la simple réalisation du marché intérieur et par la réduction des obstacles à la circulation des marchandises ou des hommes.

Pour servir la société, les moyens de transports doivent tenir compte de la nature parce que :

l'homme a toujours eu besoin de la nature et nous ne saurions vivre dans un monde de béton

parce que les choix dans les systèmes de transports ont des incidences sur la pollution de l'air, sur les dépenses énergétiques, sur le droit de chacun de bien vivre en société.

A partir du moment où l'on considère les moyens de transports comme un outil de la société pour s'affirmer, ce sont des logiques de choix qui doivent changer.

L'UE affirme depuis plusieurs années sa volonté de reconsidérer le rail (FRET notamment) et les transports en commun. Peu de choses évoluent pourtant dans notre pays.

La politique actuelle des transports continue de porter atteinte à l'écologie et à la société.

Un grand axe de notre politique est donc le développement du transport ferré et plus généralement des réseaux de transports en commun publics. La suisse (hors UE et pays de montagne) est un bon exemple dans ce domaine. Le réseau ferré y est très développé.

A chaque fois que le choix est possible, les marchandises doivent être dirigées vers le rail, ceci par loi. C'est un système de priorité à renverser, y compris du poids de vue fiscal : le FRET doit avoir l'avantage (par des taxes poids-lourds, par des lois obligeant au FRET).

Cela implique de revenir sur les politiques de libéralisation et d'ouverture à la concurrence des transports, afin d'envisager la construction de transports publics des transports à l'échelle de l'UE.

La perspective de tels services publics doit donc être articulée avec l'objectif de maitrise des flux de transports routiers. On doit proposer des réponses différenciées selon qu'on parle des voitures ou du transport de marchandises mais toutes doivent viser la diminution de ces flux. Nous devons proposer un plan d'investissement national et européen massif pluriannuel permettant la construction de liaisons tram ou train de banlieue à banlieue dans les très grandes agglomérations, une meilleure desserte de la banlieue par les transports en commun, la mise en place de lignes de train entre villes moyennes, intra-régionales et interrégionales, le développement massif du ferroutage et donc des capacités de fret ferroviaire, le développement du cabotage maritime et du transport par voie navigable, l'aménagements de pistes cyclables et piétonnières dans les villes mais aussi dans les zones d'activités pour le déplacement des salariés (zones industrielles, ports, aéroports, etc...).

Cela ne peut que faire dans le cadre de services publics rénovés et développés à l'échelle européenne, tant pour le transport des marchandises que des personnes.

Avec ces investissements, il devient envisageable :

* d'interdire le transport routier longue distance et international

* d'interdire le transit routier via la France

* d'interdire sauf cas particuliers le transport aérien courte distance.

* de limiter drastiquement le trafic automobile en ville et en agglomération,

* d'arrêter de construire des autoroutes

* de rendre gratuits les transports en commun, en priorité aux moins polluants

Plus d'info en téléchargeant le PDF : Transport


source : http://www.npa-europeennes2009.org/spip.php?article478

 


Publié dans Services Publics

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article