Sarkosy cause. Le chômage explose... !

Publié le par Carland

Sarkosy s'est fait élire avec son fameux slogan « travailler plus pour gagner plus ». La réalité du quotidien des travailleurs dément hélas tous les jours insanité de ce slogan et met en lumière la démagogie assumée du larbin du MEDEF.

Les beaux discours de celui qui a la prétention de moraliser le capitalisme mondial à lui tout seul par la force de ses incantations médiatique, ne résistent pas à la réalité des chiffres du chômage.

Les salariés de Gandrange le savent, eux qui ont fait leur deuil de ses promesses en élevant une stèle à la mémoire des espoirs que leur avaient fait miroiter l'illusionniste de l'Elysée.

Le capitalisme en crise fait payer sa crise par ceux qu'il exploite. Les salariés sont transformés en simple variables d'ajustement de la gestion des entreprises. Pour les actionnaires et les rentiers, le mot d'ordre est resté le même : plus de profits pour engranger plus de profits...

Le chômage utilisé et maintenu élevé depuis des dizaines d'année pour faire pression sur les revendications légitimes des salariés à un salaire décent. La précarité présentée comme « naturelle » par Parisot. Le RSA comme simple outil de précarisation accrue qui à terme signera la mort du SMIG.

Entre mars 2008 et mars 2009, les chiffres du chômage ont explosé. En mars 2008 la France comptait 2 046 868 privés d'emplois, en mars 2009 le chiffre monte à 2 514 831. Soit 467 796 personnes supplémentaires qui se retrouvent sur le carreau en une année seulement. En pourcentage la hausse du chômage est de 22,9 %*.

Pour la Bretagne les chiffres sont encore plus mauvais : 23 094 en mars 2009 contre 18 195 soit une hausse - excuser du peu - de 26,9%*.

Ces chiffres désastreux ne concernent pourtant que la catégorie 1. Celle des chômeurs cherchant un CDI à temps complet. Ne sont pas comptabilisés, les chômeurs inscrits travaillant à temps partiel, les chômeurs en formation, en reclassement, tous ceux qui recherchent un CDD ou un intérim et ceux qui sont radiés pour des motifs tous plus fantaisistes les uns que les autres (mais la fin justifie les moyens)...

Avec la fusion ANPE/ASSEDIC dans Pôle Emploi (voir le site : la fusion pour les nuls), un nouveau mode de classification des chômeurs dans le seul but de maquiller la réalité du désastre. Vieille méthode qui consiste à casser le thermomètre. Une méthode que tous les gouvernements qu'ils soient de gauche comme de droite ont toujours su employer pour masquer la réalité de la précarité

Les médias dominant ne parlent que de « destructions d'emplois », sinistre néologisme qui leur évite de parler des chômeurs qui sont de chair et d'os. De leurs familles et de leur entourage...

Remettons les pendules à l'heure. Derrière ces chiffres désastreux, ce cache des hommes et des femmes dont la vie est brisée dont les enfants prennent en pleine gueule les conséquences, non de la fatalité mais bien les effet de la froide course aux profits des amis de Sarkosy.

Il est vraiment plus que temps de remettre les pendules à l'heure...

* source : Pôle Emploi

Publié dans Economie

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