Pont-de-Buis. Premier coup de semonce à Livbag

Publié le par Carland

Des salariés de Livbag (groupe Autoliv) ont débrayé aujourd'hui, suite à l'annonce, hier, d'un plan de sauvegarde prévoyant la suppression de 133 postes.

La direction de Livbag a annoncé hier un plan de sauvegarde prévoyant la suppression de 133 postes sur le site de Pont-de-Buis. La réaction des salariés du fabricant de générateur de gaz pour airbags ne s'est pas faite attendre. Dès ce matin, 5 h, ils ont débrayé, organisant un blocage de l'usine. Plusieurs centaines d'employés ont participé au mouvement. Un cadre de l'entreprise parlait de 40 % de grévistes. Le blocus doit être maintenu jusqu'à ce soir 21 h. Les syndicats ont d'ores et déjàs programmé une opération escargot vendredi matin. Un convoi partira de Pont-de-Buis à 8 h pour rejoindre à Quimper le cortège unitaire des manifestants du 1er mai.

Trois revendications avant toute négociation
Que demandent les salariés ? Martial Le Moine, de la CGT, expose les revendications : "D'abord, on souhaite que soient enlevés du PSE tous les critères discriminatoires, comme les jours de maladie ou d'absence. Ça, c'est du délit de sale gueule". Autre point : "Que les montants de la prime de départ ne soient pas dégressifs en fonction de la date de positionnement des salariés. Ça, c'est du chantage pur et simple" ! Enfin, dernier préalable, et pas des moindres : "Que les enveloppes allouées pour les candidats au départ soient relevées à des niveaux qui soient en rapport avec ce que nous avons fait gagner à la boîte, pour mémoire, 240 millions d'euros de bénéfices ces cinq dernières années".

Publié dans Livbag

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