Ca se passe en Sarkosie: Il punit deux élèves et trouve deux gendarmes

Publié le par Carland

À Redon, un père était mécontent de la punition infligée à son fils. Son courrier à Nicolas Sarkozy a fait des vagues. Les syndicats d'enseignants sont choqués.

REDON.  Tout débute par une bagarre de cour d'école, en octobre, au collège Bellevue, à Redon (Ille-et-Vilaine).

Pour punir les deux élèves, leur professeur, Vincent Berthelot, directeur de la section Segpa (section d'enseignement général et professionnel adapté), leur demande... de faire une rédaction.

Pas du goût d'un des parents. Il juge la punition injuste et décide d'écrire au ministre de l'Éducation nationale et au président de la République. Pour lui, son fils subit des violences de la part de ses camarades. Le courrier redescend par la voie hiérarchique habituelle jusqu'au professeur. Il s'explique à l'Inspection académique, qui répond au parent mécontent, mi-novembre.

Fin de l'histoire ? Pas tout à fait. Le 30 janvier, deux gendarmes se présentent au collège. Ils demandent à Vincent Berthelot de venir faire une déposition, comme témoin, à la suite d'une lettre reçue par le cabinet de l'Élysée.

Choquant pour le professeur. « Aucune plainte n'a été déposée. L'affaire relève de l'administratif, pas du judiciaire. » Les représentants du Sgen-CDFT tombent des nues : « Personne n'a jamais vu ça. Cette manoeuvre maladroite discrédite le travail de l'enseignant. »

Pour la gendarmerie, il s'agit d'une procédure classique. « Le père parlait de violence et d'acharnement. Il était logique qu'une enquête suive son cours, estime Jean-Michel Bruneau, sous-préfet de Redon. La procédure devrait être close dans les jours qui viennent. » Affaire classée pour le professeur, qui regrette « une erreur administrative inquiétante ».

Publié dans Politique

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