SBFM : "Nous ne céderons ni à la pression ni à la répression"

Publié le par Carland

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LUNDI 9 FEVRIER 2009 13 H 30
PALAIS DES CONGRES LORIENT


Ils étaient environ 600 manifestants, hier matin, venus apporter leur soutien aux salariés de la SBFM. La mobilisation ne faiblit pas avant le comité d’entreprise extraordinaire de demain.

Les salariés de SBFM (Société bretonne de fonderie et de mécanique) peuvent compter sur le soutien populaire. Encore une fois hier matin, citoyens et élus du pays de Lorient se sont rassemblés pour épauler les «fondeurs» dans la tourmente. Ils étaient environ 600 réunis sur le parking de l’usine. De quoi rasséréner les ouvriers qui attendent fébrilement le comité d’entreprise extraordinaire de lundi après-midi où le plan social doit être officialisé. Rappelons que le groupe Zen prévoit à Caudan 237licenciements, l’arrêt d’une ligne de production et la délocalisation de l’usinage vers l’usine de New Fabris à Châtellerault (Vienne). Dans le même temps, à Châtellerault, il est également prévu le licenciement de 202 à 226 salariés. Les mesures envisagées par la direction de la SBFM sonnent comme l’arrêt de mort du site.

Fille des forges

Inimaginable pour Gérard Perron, maire d’Hennebont. «La SBFM, fille des forges d’Hennebont, a constitué pendant des décennies une des plus grandes entreprises du pays de Lorient. On ne peut pas la laisser fermer», plaide le maire. «Après les fermetures de la Serf, de la Seremap et les difficultés de Lagrassière, la fermeture de la SBFM serait ressentie comme un séisme grave» poursuit-il.

Inquiétudes

«Déjà, on ressent l’inquiétude de certaines familles dont l’un des membres a été licencié par la Serf, ou qui risque de l’être à la SBFM», commente Myrianne Coché, adjointe au logement à Lanester. La crise à la SBFM a des répercussions jusque dans les écoles. «Les enfants dont l’un des parents travaille à l’usine sont très revendicatifs en ce moment», témoigne cette institutrice venue manifester hier matin.

«Nous n’accepterons aucun licenciement»

Dans les familles SBFM, la vie est actuellement rythmée par les heures d’occupation du site. Les ouvriers ont pris possession du site. Jour et nuit ils veillent sur leur outil de travail. Une détermination sans faille. Pierre Le Ménahès, le leader CGT, prévient : «Nous n’accepterons aucun licenciement sur le site de Kerpont, quel que soit l’actionnaire. Nous ne céderons ni sous la pression, ni sous la répression». Encore une fois, hier matin il s’en est pris aux pouvoirs publics, «complices». «Désormais, on exige des actionnaires respectueux. Nous exigeons aussi que Renault et PSA ne se limitent pas à jouer les pompiers de services». Bref, que les deux constructeurs s’engagent réellement auprès de leur sous-traitant pour le sauver.

Olivier Besancenot demain

Aujourd’hui, les ouvriers font relâche. Ce qui ne veut pas dire qu’ils désertent l’usine. Une journée «off» avant le grand rendez-vous de demain où aucun ne manquera à l’appel. D’autant qu’Olivier Besancenot les a assurés de sa présence.

Laurent Marc

Le Télégramme du dimanche 08 février 2009

Plus d'infos : http://cgtsbfmrebelle.skyrock.com/



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