SBFM. «Aucun boulon ne sortira d’ici !»

Publié le par Carland

"NOUS ALLONS NOUS BATTRE TOUS ENSEMBLE (SALARIE(E)S, ELU(E)S, POPULATION ETC POUR QUE LA SBFM VIVE AVEC TOUT SES EMPLOIS ET SES GENERATIONS FUTURES !!"


Au lendemain de l’annonce de 237 licenciements à la SBFM, fonderie du groupe Zen installée à Caudan, la colère monte chez les 550 salariés. Hier, ilsont mené une première action pour rencontrer lepréfet. Unenouvelle assemblée générale se réunit aujourd’hui, à13h30.

"Aucun boulon ne doit sortir de notre usine. Et surtout pas la chaîne d’usinage que le groupe Zen veut délocaliser à Châtellerault" (*). Pierre Le Ménahès, délégué syndical CGT, l’a affirmé plusieurs fois hier midi, devant l’assemblée générale du personnel, au lendemain de l’annonce du projet de plan social. Ils étaient près de 500 à cette assemblée, montrant ainsi la mobilisation, mais aussi la colère de ce personnel qui n’accepte pas de voir son outil de travail déshabillé de la sorte.

Outil de travail sous surveillance

Dès mardi soir, les premières mesures pour sécuriser l’outil de travail avaient été prises. Toutes les issues du site étaient bloquées par des caisses de fonte et des piquets de surveillance étaient en place. Ce blocage n’est pas prêt de s’interrompre. Et c’est à une large majorité que le personnel a décidé de se rendre en convoi, hier après-midi, jusqu’à la préfecture de Vannes, pour y rencontrer le préfet. (Lirepar ailleurs) «Les annonces faites par la direction programment la mort de l’entreprise à court terme. Délocaliser l’usinage des pièces à Châtellerault, c’est enlever au site de Caudan tout ce qui fait notre image de marque. L’usinage, c’est ce qui donne de la valeur ajoutée à nos fabrications. Une fonderie sans usinage n’a aucun avenir». Pierre Le Ménahès et René LeBourvellec insistent sur cette délocalisation qui les intrigue : «Chez Fabri, à Châtellerault, ily a aussi un plan social qui s’annonce. Pourquoi alors déménager ce que l’on fait ici pour là-bas? Il n’y aura aucun reclassement possible».

Des aides publiques pour quoi?

«Il n’est pas question que les aides publiques servent à financer les dettes de l’entreprise et ne servent pas à sauvegarder l’emploi», ont répété les élus du personnel. Le maire de Caudan, Gérard Falquerho, a été pris à partie lorsqu’il est apparu à l’assemblée générale. Le matin, des cadres et la direction de l’entreprise s’étaient réunis dans sa mairie, qualifiée de «bunker» par la CGT. Il s’est défendu : «Ces cadres m’ont demandé une salle. Ils y ont été rejoints par la direction qui a tenté de se justifier en parlant d’un problème de rendement à l’usinage et en estimant qu’il y avait des problèmes de cadences de fabrication». «Ça ne tient pas, puisque notre usinage est ce qu’il y a de plus performant ici», a rétorqué Pierre Le Ménahès. La tension est grande à la SBFM. Certains voulaient même rendre visite au député maire de Vannes, François Goulard... Où sont les directeurs? «Les consultants italiens, qui étaient ici hier, sont déjà repartis de l’autre côté des Alpes...»

(*) Vienne.

Yves Guégan

Le Télégramme du mercredi 05 février 2009




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