[SBFM] "ETAT d’URGENCE"

Publié le par Carland

Coup de massue sur la SBFM : 237 licenciements

A gauche, Pierre Le Ménahès et René Le Bourvellec, les représentants de la CGT : ils viennent d’annoncer le projet de restructuration aux salariés. : Patrick Guigueno

237 emplois supprimés sur 550 : c’est l’annonce faite mardi soir aux salariés de la fonderie,ex-filiale de Renault.

« Ils sont sous le choc. C’est comme le décès d’un proche. C’est demain qu’ils vont réagir. » Hier soir, Pierre Le Ménahès, délégué syndical CGT, accuse le coup. René Le Bourvellec, élu au comité d’entreprise, montre l’ordre du jour du CE extraordinaire convoqué pour lundi. Selon le plan de restructuration, 237 emplois sur 550 seraient supprimés à partir d’avril. Une chaîne de production sur trois sera arrêtée, la chaîne Disa qui fabrique des pièces diverses (porte-fusée, collecteurs). L’usinage sera transféré chez Fabris à Châtellerault, autre filiale du groupe italien Zen, l’actuel propriétaire de la fonderie.

« L’usinage, c’est une centaine d’emplois, mais c’est aussi la valeur ajoutée à notre travail, commente Pierre Le Ménahès. Vendredi encore, le fils de l’actionnaire principal annonçait sa volonté d’automatiser sur place l’usinage ! »

Informés à 17 h 30

« Lundi, on a compris que quelque chose ne tournait pas rond. Il n’y avait plus un cadre italien dans l’usine. M. Brami, le directeur des ressources humaines de Zen, est arrivé sur place. Mardi matin, Renault a envoyé des camions pour récupérer son stock de pièces. On a demandé des explications. On nous a dit que Renault assurait la trésorerie et qu’il était normal qu’ils se servent. A 16 h, on a bloqué les expéditions et demandé des précisions.

« On a reçu l’annonce du CE extraordinaire à 17 h 30. Le lieu de réunion n’est pas indiqué. Il y a peu de chances que ce soit sur place ! D’ici là, il va falloir calmer le jeu, et ce n’est pas gagné. »

Les élus CGT ont présenté le projet de restructuration aux salariés, à 18 h 30 et à 22 h pour l’équipe de nuit. Tous les services sont touchés, administration y compris. « Il faut y ajouter le plan amiante : 40 salariés par an. C’est vraiment la casse de l’emploi », dit Pierre Le Ménahès.

De son côté, la direction du groupe Zen France, confirme la tenue d’un comité d’entreprise exceptionnel lundi. Le directeur des ressources humaines note qu’il comprend « les inquiétudes des salariés » même si des licenciements « ne pourront pas être évités». Le DRH pense que l’entreprise peut encore sauver sa tête si « toutes les dettes sont remboursées ».

Yann LUKAS.
Ouest-France du mercredi 04 février 2009

Plus d'infos : http://cgtsbfmrebelle.skyrock.com/

Publié dans SBFM

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article