Obus au phosphore: l'armée israélienne confirme une enquête interne

Publié le par Carland

AFP Les effets impressionnants d'un obus de mortier au phosphore sont visibles sur cette photo prise dans la cour de l'école gérée par l'Onu. : AFP

Tsahal enquête sur l'utilisation d'obus au phosphore blanc lors de son offensive sur la bande de Gaza. Plus de 200 de ces obus auraient été tirés. L'armée israélienne, accusée de crimes de guerre par l'ONG Amnesty International, a reconnu avoir tiré sur la bande de Gaza des obus au phosphore blanc. Ces obus sont utilisés pour créer des écrans de fumée, mais ils sont susceptibles de provoquer de graves brûlures et de lourdes pertes chez les civils s'ils sont tirés sur des zones densément peuplées. Cette confirmation fait suite à la publication, mercredi matin, d'un article dans le quotidien Haaretz qui explique que des obus de mortier au phosphore seraient responsables de la mort de 42 Palestiniens tués dans une école gérée par l'Onu, le mardi 6 janvier. Un porte-parole de Tsahal a reconnu le lancement d'une enquête interne confiée à un colonel issu de l'arme de l'artillerie. Cette enquête concernerait une unité de parachutistes de réserve qui aurait tiré sur des zones peuplées au nord de Gaza City. Le porte-parole a également précisé que l'artillerie a utilisé deux types de munitions au phosphore blanc: des obus de 155 mm tiré par des canons et des obus de 81 mm ou de 120 mm tirés par des mortiers. 200 obus de mortier ont été tirés dont 180 sur des groupes de militants qui tiraient des roquettes depuis des vergers de la bande de Gaza. Ce type d'obus serait responsable du carnage dans l'école de l'Onu. Il aurait aussi été impliqué lors de tirs fraticides qui ont fait des blessés dans les rangs israéliens.
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