Paroles de lycéens en grève

Publié le par Carland


Le reportage vidéo et le commentaire ci-dessous sont de Kruguer44.


Les lycéens sont mobilisés chaque jour contre la "réforme" (régression sociale) Darcos, dans l'indifférence attentiste des adultes, la paresse à-cause-des-exams des étudiants et un soutient longanime de leurs profs, menés par leur (trop) prudents syndicats.

Les vacances sont l'occas' pour les lycéens du lycée pro Michelet d'un blocus matinal, passé l'heure d'embauche, de la ligne 2 du tram, entre 9h et 11h. Le lundi il y avait une barricade de grilles de chantier et 20 manifestants, ce mercredi ils sont le double, sans autre barrage que leur personne. Ils se montrent responsables néanmoins et aucune violence n'est à déplorer. La police a des consignes de modération. Ce jour là, utilisant des matériaux de "l'atelier bois", certains allèrent tenter de flamber la porte du lycée privée du Loquidy, pourtant en grève cette année, contrairement à 2007.

Les jeunes discutent de l'enseignement, réclame de ne pas leur ôter une année de formation. Avec clairvoyance ils y voient, comme les scientifique, douanier et infirmière que j'ai rencontré par avant, une logique purement comptable. Ainsi la VIE SOCIALE ET PROFESSIONNELLE, où ils apprennent à se protéger des accidents du travail est-elle supprimée en tant que telle. Ils réclament le meilleur enseignement possible, aiment leur métier, font grève les cours finis, et pense qu'il y a un fossé entre "les jeunes et la politique".

Les médias formatés dans le sensationnel et les brèves ne pouvant leur donner entière satisfaction, je livre ce passage sans attendre d'en faire un docu social à sortir à l'automne prochain. L'attitude de madame la proviseure, contre l'auto-expression d'une jeunesse vouée au travail, dès l'âge de 14 ans en apprentissage, ce pour me payer ma retraite (sic) et renflouer un système faillit, m'y oblige. De plus, j'ai travaillé la couleur de façon à les rendre plus visible encore, avec une touche esthétique, car belle est la conscience de l'Homme debout.

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